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Quand une crise d’endométriose survient –

Pourquoi le mouvement peut aider ?


Par la méthode ENDOwarrior Yoga®



Lorsqu’une crise survient — qu’il s’agisse d’endométriose, d’adénomyose, de douleurs pelviennes ou de congestion pelvienne — le premier réflexe est souvent de s’allonger, de rester immobile et d’attendre que la douleur passe.

Pourtant, l’une des choses les plus utiles que l’on puisse mettre en place est le mouvement.

Pas forcément du sport.

Pas forcément une pratique intense.

Mais du mouvement doux, lent, parfois même du micro-mouvement.

Même 5 à 10 minutes par jour peuvent déjà commencer à faire une différence.

L’objectif n’est pas de forcer, mais plutôt de remettre en circulation ce qui s’est figé dans le corps.


Mayä photographie


Dans les douleurs pelviennes chroniques, plusieurs zones du corps ont tendance à se figer :

  • le bassin

  • les hanches

  • la zone du psoas

  • le plancher pelvien


Avec le temps et la douleur, ces zones peuvent se cristalliser et perdre leur mobilité naturelle.

Le mouvement permet alors de décristalliser ces tensions et de relancer une circulation plus fluide dans le corps.

Dans l’approche de la médecine traditionnelle chinoise, avec laquelle je travaille dans la méthode Endo Warrior, on parle de circulation du Chi, l’énergie vitale.

Lorsque cette énergie circule mal, elle peut créer des stagnations, notamment dans la zone pelvienne.


Ces stagnations peuvent ensuite favoriser :

  • les douleurs

  • les inflammations

  • la sensation de pression dans le bassin.


Remettre du mouvement dans le corps permet donc de relancer cette circulation énergétique et sanguine.

Le foie, par exemple, joue un rôle essentiel dans la circulation du sang selon la médecine chinoise. Lorsqu’il est surchargé — stress, émotions, fatigue — la circulation peut se ralentir et provoquer davantage de stagnation.

C’est pour cela que rester complètement immobile lors d’une crise n’est pas toujours la meilleure solution.




Bouger même pendant une crise.

Je sais que cela peut sembler contre-intuitif.

Lorsque la douleur est intense, l’envie de s’allonger est forte.Et parfois, c’est évidemment nécessaire.

Mais lorsque c’est possible, de petits mouvements peuvent réellement aider.

Ces micro-mouvements peuvent être très simples :

  • mobiliser doucement le bassin

  • changer de posture

  • respirer profondément

  • effectuer des mouvements lents et conscients.


C’est précisément ce type d’approche qui m’a amenée à créer ENDOwarrior Yoga®.

Au départ, c’était une recherche personnelle.

Comme beaucoup de femmes atteintes d’endométriose, j’ai essayé plusieurs approches qui se disaient spécialisées… mais qui ne faisaient pas réellement disparaître mes crises.

J’ai donc commencé à explorer différentes disciplines :

  • le yoga thérapeutique

  • la médecine traditionnelle chinoise

  • l’étude du cycle menstruel

  • l’anatomie du bassin et du plancher pelvien.


Peu à peu, j’ai construit une approche qui prend en compte le fonctionnement global du corps féminin, et notamment le cycle menstruel en cinq phases.

Aujourd’hui, cette méthode est devenue une formation et un accompagnement dédiés aux femmes.


Mayä photographie



Quand la crise arrive –

respiration et mouvement

Lors d’une crise, le premier outil reste souvent la respiration.

Une respiration particulièrement utile dans les douleurs pelviennes est la respiration diaphragmatique, aussi appelée respiration abdominale.

Le principe est simple :

  • à l’inspiration, le ventre se gonfle

  • à l’expiration, le ventre se relâche lentement.


On peut imaginer souffler comme dans une paille, en allongeant doucement l’expiration.

Au début, la respiration peut sembler courte ou difficile, surtout lorsque la douleur est intense.

Mais plus on se concentre sur le souffle, plus le corps commence à se relâcher.


Cette respiration crée un véritable massage interne des organes.

Elle permet également de calmer le système nerveux.

Car il ne faut pas l’oublier : le cerveau est le chef d’orchestre du corps.

Lorsque l’on dirige l’attention vers la respiration et le mouvement plutôt que vers la douleur, le système nerveux peut progressivement s’apaiser.

Et lorsque le système nerveux s’apaise, l’inflammation peut elle aussi commencer à diminuer.



Chaud ou froid lors d’une crise ?

Beaucoup de femmes utilisent la chaleur pour soulager les douleurs menstruelles.

La chaleur peut effectivement être utile dans certains cas, notamment pour détendre les muscles.

Mais pour les crises inflammatoires pelviennes, j’observe souvent que le froid peut être très efficace.

Depuis que j’utilise des solutions comme des poches de froid, notamment la nuit lorsque les crises arrivent soudainement, j’ai constaté une vraie différence.

Le principe est simple :

lorsqu’une zone est en inflammation, faire baisser la température peut aider à calmer cette réaction.

Le froid peut être placé :

  • sur le bas-ventre

  • ou directement dans la culotte pour cibler la zone pelvienne.


Même une bouteille d’eau fraîche peut parfois faire l’affaire lorsque l’on n’a rien d’autre sous la main.


Image générée par l'IA





Une posture de yoga qui peut aider pendant une crise –



Lorsque la crise survient la nuit, une posture simple peut être particulièrement apaisante : la posture du crocodile.

Pour la pratiquer :

  • s’allonger sur le ventre

  • plier les bras

  • poser le front sur les avant-bras.


On peut placer un coussin sous le ventre afin de créer une compression douce et naturelle.

Cette compression permet de soulager certaines tensions abdominales sans avoir besoin d’appuyer fortement avec les mains.

En ajoutant une poche de froid sur le bas-ventre, beaucoup de femmes ressentent un apaisement progressif.


Si vous êtes à l’extérieur

Bien sûr, les crises ne préviennent pas toujours.

Elles peuvent survenir :

  • au travail

  • dans les transports

  • dans un lieu public.


Dans ces situations, certaines postures simples peuvent être réalisées discrètement :

  • la posture de Malasana (squat profond)

  • la posture de l’enfant

  • ou simplement rester assise en mobilisant doucement le bassin.


Parfois, s’isoler quelques minutes dans des toilettes ou s’asseoir sur un banc peut suffire à faire redescendre la crise.

Avec le temps, beaucoup de femmes apprennent à prioriser leur bien-être plutôt que le regard des autres.

Et c’est souvent une étape importante dans le chemin de guérison.



Un accompagnement global reste essentiel.

Ces outils peuvent apporter un soutien précieux lors des crises.

Mais il est important de rappeler qu’il n’existe pas de solution magique.

L’endométriose, l’adénomyose ou les douleurs pelviennes demandent souvent une approche globale :

  • mouvement adapté

  • compréhension du cycle hormonal

  • alimentation anti-inflammatoire

  • gestion du stress

  • accompagnement du corps après une opération si nécessaire.


C’est précisément l’approche que je développe aujourd’hui avec Endo Warrior Yoga, une méthode qui combine yoga thérapeutique, anatomie, médecine traditionnelle chinoise et compréhension du cycle féminin.

Parce que les femmes méritent d’être accompagnées avec des outils concrets et respectueux de leur corps.




3 choses à faire pendant une crise d’endométriose –


🌿 1. Décomprimer le bassin

Allonge-toi sur le dos, jambes surélevées (sur une chaise ou un mur).

➡️ Cette position relâche le psoas, diminue la pression pelvienne et peut réduire la douleur.


🌬 2. Respirer dans le bas-ventre

Inspirez profondément par le nez. Expire lentement en laissant le ventre se relâcher.

➡️ La respiration aide à calmer le système nerveux et relâche les tensions internes.


🔥 🧊 3. Apporter de la chaleur ou de la fraîcheur

Bouillotte sur le bas-ventre ou le bas du dos.

➡️ La chaleur aide à détendre les tissus et les spasmes musculaires.

Cryothérapie sur le bas ventre ou dans la culotte.

➡️ Le froid aide le corps à reprendre la bonne température naturelle et calmer l'inflammation.


💡 Important

La gestion des crises ne devrait pas reposer uniquement sur toi. Un accompagnement adapté (mouvement, hormones, alimentation, système lymphatique…) peut vraiment changer les choses.


C’est exactement ce que j’enseigne dans la formation –

Comment accompagner les femmes pendant les crises, mais aussi entre les crises, pour agir sur les causes et pas seulement la douleur.

 
 
 

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